Contact Us

Saint Padre Pio


Il ne faut donc pas craindre de lire certains des livres les plus sérieux sur ce grand saint afin de se rendre compte que Dieu se permet parfois, même de nos jours, d’entourer ses saints de phénomènes qui ne peuvent que nous convaincre que le monde surnaturel existe vraiment. Il faut lire au besoin ce livre paru en 1994 chez Médiaspaul: «Le cas Padre Pio; témoignages et rapports médicaux» illustré de 34 photos, le tout colligé par Gerardo di Flumeri, capusin qui vécut dans le même couvent que Padre Pio. Il en existe bien d’autres dont celui que j’ai lu deux fois: «Padre Pio; un prêtre sous le poids de la Croix» par Enrico Malatesta, paru en 1993 chez F.-X de Guibert, 254p. Il y a aussi un livre moins scientifique, mais passionnant, que j’ai beaucoup apprécié: «Padre Pio, le stigmatisé» d’Yves Chiron, paru chez Perrin, 347p. 27 photos. Et il y en a des dizaines d’autres que j’ai lus aussi avec intérêt.

Quel serait alors le phénomène le plus étonnant qui se soit déroulé au cours de la vie de cet homme du XXe siècle? Il s’agit d’un miracle absolument inexplicable sur le plan médical. C’est sans doute le plus grand miracle accompli par l’intercession de Padre Pio au cours de sa vie. C’est celui d’une fillette de sept ans, Anna Gemma Di Giorgi, aveugle de naissance. «Cécité apparemment irrémédiable puisqu’elle était née sans pupilles» signale Yves Chiron en page 229, qui ajoute: «Sa grand-mère décida de l’emmener à San Giovanni Rotondo sur les conseils d’une parente religieuse qui lui avait dit: «Padre Pio est un saint, ses mains stigmatisés sont pleines de grâces célestes». Forte de cette foi simple et confiante en la recommandation, la grand-mère de Gemma décide de l’emmener avec elle voir ce fameux Padre Pio. Elles quittent donc la Sicile le 6 juin 1947 pour le couvent de San Giovanni Rotondo. La grand-mère espère au moins que la petite, qui n’avait pas encore fait sa première communion, pourrait communier de sa main et demander sa guérison.

«Quand elles arrivèrent au couvent, écrit Yves Chiron, c’était l’après-midi, une grande foule de pèlerins se pressait autour du confessionnal du Padre. Elles ne purent l’approcher et se résignèrent à attendre au lendemain pour pouvoir lui parler. Sur l’indication d’une fidèle qui se disait bien informée, elles se présentèrent à la porte de l’église du couvent dès une heure du matin. La grand-mère voulait s’assurer que Gemma puisse se confesser ce jour-là et communier. L’église ouvrit ses portes à 4 heures. Gemma et sa grand-mère trouvèrent place près de l’autel et assistèrent avec ferveur à la messe du Padre. Celui-ci entra ensuite dans son confessionnal et appela aussitôt la petite aveugle. Il confessa l’enfant puis toucha ses paupières et y traça un signe de croix.

«L’après-midi, il y eut un nouveau service liturgique et Padre Pio distribua la communion à quelques enfants. Gemma était parmi ceux-ci. Elle reçut pour la première fois le corps du Christ et le Padre traça une nouvelle fois un signe de croix sur les paupières de Gemma. Bientôt l’enfant s’aperçut qu’elle avait complètement retrouvé la vue. La guérison fit grand bruit. L’oculiste de Palerme qui avait déclaré la cécité définitive examina la fillette lorsqu’elle revint de San Giovanni Rotondo. Il dut constater à sa grande stupéfaction que, bien que ses yeux fussent toujours sans pupilles, l’enfant voyait normalement les objets ou les personnes qui l’environnaient.

«En octobre, un des plus grands ophtalmologistes italiens, le Dr Caramazza, de Pérouse, fut consulté. On lui présenta la petite Gemma sans lui dire qu’elle avait retrouvé la vue. Après un examen médical approfondi, il ne put que conclure que, sans pupilles, l’enfant ne pourrait jamais voir. Aucune intervention chirurgicale n’était possible, ni aucun traitement. Or, elle voyait désormais.» Cette guérison absolument extraordinaire a été racontée par Gemma et sa grand- mère dans le 1er tome des trois volumes de Chiocci et Cirri: Padre Pio, storia d’una vittima, Rome, 1967.

Voici un autre fait fabuleux. Padre Pio avait des dons de prophétie. C’est pourquoi je suis allé le voir en 1950, espérant qu’il me dirait ce que je devais faire de ma vie. Il me répondit que je devais suivre les conseils de mon directeur de conscience! Inutile de dire que je fus très déçu. Mais trois ans plus tôt, en 1947, il avait reçu en confession un jeune prêtre polonais, Karol Wojtyla. Il n’a pas hésité à déclarer ouvertement que ce jeune prêtre serait un jour pape. Padre Pio était en effet souvent saisi par de telles prédictions ou des révélations au sujet de ses pénitents.

On comprend alors que Jean-Paul II ait été aussi désireux de voir à ce que Padre Pio soit béatifié et canonisé. On pourrait peut-être s’imaginer que le procès de canonisation a été précipité. Pas dut tout. Ce fut un procès extrêmement méticuleux en dépit de tous les faits merveilleux qui ont entouré la vie de ce capucin stigmatisé. Le Vatican ne cherche pas à ce que les canonisations dépendent d’une sorte de culte de la personnalité, ce dont les responsables évitent à tout prix de tenir compte. Ce ne sont pas les faits miraculeux qui font les saints. Ce sont les vertus héroïques, la charité profonde, l’humilité, en fait tout ce qui peut démontrer que la personne a vécu en union totale avec Dieu.

À ceux qui prétendaient que ses stigmates lui venaient de sa constante concentration sur les plaies du Christ, il répondait avec humour: «Allez donc dans un champ et concentrez-vous longuement sur un bœuf. Faites cela chaque jour, plusieurs fois. Oui, faites ça. Et l’on verra bien si des cornes vont vous pousser sur la tête.» Quand on lui demandait d’autre part pourquoi tant de souffrances, le Père Pio répondait que c’était le fruit de ses prières, afin que les pécheurs en arrivent à croire en Dieu et qu’ainsi le monde soir sauvé et libéré. Il est mort le 23 septembre 1968. à 81 ans. Il a été béatifié en 1999 et canonisé en 2002. .

Le Père Pio aimait cette prière:

«Jésus, j’ai besoin de t’aimer toujours davantage, mais je n’ai plus d’amour dans mon cœur. Je T’ai en effet donné tout mon amour. Si Tu en veux davantage, il faudra que Tu remplisses mon cœur de Ton amour, et alors ne Te gêne pas de m’obliger à T’aimer encore plus. Je ne Te le refuserai pas.»

 

Voici une vidéo intégrale de la vie de ce mystique :

 

8,869 total views, 6 views today

Pages : 1 2

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *