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Gérard Raymond


A partir de cette Retraite, ses immenses désirs de sacrifice s’enflamment toujours plus, aussi, il se rend compte de sa faiblesse. Sans cesse il se reproche son inconstance à suivre son règlement, sa paresse, son peu de volonté. A ce sujet, un Prêtre écrivit après la lecture du journal du jeune séminariste: « Dans sa profonde humilité, il attribue à la négligence ce qui n’est que l’effet de la maladie; car déjà, il est sournoisement travaillé, sans le savoir. Par le mal mystérieux qui le conduira au tombeau quelques mois plus tard ». Les notes des derniers mois de sa vie font de fréquentes allusions à la mort prochaine qu’il entrevoit. Le 19 juin 1931, il écrit: « L’affaire du Salut est personnelle. Dieu nous a fait sans nous… Je veux être prêt à mourir n’importe quand; aujourd’hui je suis prêt, ô Jésus venez si c’est le temps…. Vous savez, ô mon Dieu, la mort que je Vous demande, malgré mon indignité. Puissé-je mourir martyr! Tout comme Jésus, jusqu’au bout… Pour Vous, pour Votre amour et pour sauver les âmes. C’est là le seul moyen que j’aurai de répondre un peu à Votre amour, et encore ce ne serait pas assez. Je veux me mortifier toute ma vie, vivre en Saint pour mériter cette faveur, cette mort si belle… Je veux Vous suivre, je veux Vous aider pour ramener les pécheurs… Vous donnez Votre vie, je Vous donnerai la mienne; Vous souffrez, je souffrirai; Vous mourez pour eux et pour moi, je mourrai pour eux et pour Vous. Dès ce moment, attachez-moi à Vous pour toujours. O Jésus, et avec Vous, avec Vous seulement, je monterai jusqu’aux sommets ».

 

Le dernier jour de décembre de cette année 1931, il est seul à la maison parce que ses parents sont partis à Montréal pour assister à la Profession Religieuse de leur fille aînée, Soeur Marie-Camille, le la Congrégation Notre Dame. Il écrit dans son journal: « Un mot avant que l’année se termine. Ma dernière année complète dans le monde n’a pas été ce que j’aurais souhaité qu’elle fût au point de vue spirituel. Depuis le début des vacances de Noël, je vivote vaille que vaille. D’abord je suis malade: fièvre, grippe, mal de tête, mal d’estomac, etc. Aujourd’hui je suis un peu mieux, mais encore assez mal. Je pourrais me servir ce ces jours de maladie pour m’élever vers Dieu, je reste collé au sol ». « Je vois bien des points noirs dans l’année qui s’en va. Je veux que celle qui s’en vient soit toute blanche. Blanche… ou rouge, car je suis prêt. J’accepte toutes les douleurs, tous les sacrifices que pourra m’apporter 1932. Résignation joyeuse, conformité à la Volonté de Dieu, c’est bien le moins que je puisse faire quand mes résolutions sont si faibles, ma volonté si débile. Acceptez, Jésus, ma bonne volonté, et transformez-la en volonté durable et constructive ».

 

Et voici les dernières lignes de son journal, à la date du 2 janvier 1932: « Je suis encore malade un peu. En ce début de l’année je viens de cracher ce soir, pour al première fois de ma petite vie, un peu de sang. Il se peut que cela ne soit pas grave du tout… Il se peut que ce soit grave… peu importe. Je suis prêt à tout accepter. Donner mon sang en pleine vigueur de jeunesse, cela vaut bien le martyre lointain et problématique d’un vieillard de demain? Faites de-moi, Bon Jésus, tout ce que Vous voudrez. Faites-moi souffrir si cela Vous plaît, je suis si lâche pour acquérir des mérites autrement. D’avance, Jésus, j’accepte tout, tout… Et je suis fort, avec Vous souffrances ». Les 8 et 9 janvier Gérard va encore au Séminaire; ces sont ses deux derniers jours de classe. Le 22 une assez forte hémorragie survient. Sont état s’aggrave et le 15 février, il doit prendre le chemin de l’Hôpital Laval. Et quittant ses parents, il dit tout simplement: « C’est la Volonté du Bon Dieu ». Pas un mot de plus. Le 5 juillet il s’éteignit paisiblement durant la nuit, après une hémorragie. Les parents de Gérard, Camille Raymond et Joséphine Poitras, lui survécurent longtemps. Son père mourut en 1965, peu après la fin du Procès informatif Diocésain pour la Cause de Béatification. Sa mère atteignit l’âge de 101 ans et mourut en 1977. Elle eût le bonheur de recevoir les derniers sacrements des mains de son dernier fils, François, devenu Prêtre. Chaque année, pour l’anniversaire de sa mort et pour la Béatification de Gérard Raymond, une messe est célébrée à à l’église Sainte-Angèle de Saint-Malo de Québec.

 

Texte extrait du journal « Magnificat » n° 42, de novembre 2007

 

Prière pour la Béatification de Gérard Raymond

 

Seigneur Jésus, qui avez comblé de grâces Votre fidèle Serviteur Gérard Raymond, c’est en toute confiance que nous recourons à son intercession. Faites qu’en considération de ses mérites, nous puissions obtenir la faveur (…) que nous Vous demandons et toute soumission à la Volonté de Votre Père. Alors nous aurons la joie de témoigner de son crédit auprès de Vous dans le Ciel et de contribuer ainsi à sa Glorification sur la terre. Amen.

 

Imprimatur

Paul Nicole V.G.

Québec, 16 août 1982

 

Cause de Béatification de Gérard Raymond

Séminaire de Québec

1, rue des Remparts

Case Postale 460

Québec (Québec) G1R 5L7

 

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Un commentaire

  1. Clarisse KAMDEM dit :

    Waoh! quelle vie!
    que le seigneur soit béni pour cet amour
    et qu’Il nous accorde la grâce de l’aimer à notre tour coe
    ce grand homme Gérard Raymond

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