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Faustino


Le garçon qui a marqué un but décisif si je devais penser à la vie comme à une partie de foot, avec le ciel comme but, alors, un jeune garçon espagnol de 17 ans, Faustino  Pérez-Manglano, mériterait de  gagner la coupe du monde. Avec son désir de vie religieuse et  son amour de la Vierge Marie comme  soutien, Faustino a fait un tir de grand champion, dribblant la douleur et la maladie et réalisant un rapide tir au but, décisif pour vaincre la partie finale.

 

NAISSANCE ET ENFANCE

 

Faustino  Perez-Manglano Magro est né le dimanche 4 août 1946 à Valence, en Espagne. Il était l’aîné des 4 enfants du Docteur Faustino Pérez- Manglano Vidal, gynécologue de profession, et de Maria de la Encarnacion Magro Alonso. Ils choisirent une étrange  façon d’annoncer cette naissance: la page de  calendrier de ce jour-là. Elle marquait en effet le jour heureux de la naissance de leur premier enfant; elle signalait peut-être la nature transitoire de la vie elle-même. Faustino fut baptisé au mois d’août de la  même année et confirmé à l’âge de huit ans. Peu de calendriers marquèrent les années de sa vie terrestre.

Comme il l’avait fait pour le sport qu’il aimait tellement, Faustino vécut ces quelles années comme une montée rapide vers la sainteté.

 

Faustino commença à aller à l’école à l’âge de quatre ans. C’était un enfant joyeux plein de curiosité. L’école de Loreto était tenue par les Soeurs de la Sainte Famille. Un jour il prit le crucifix d’une des soeurs en lui demandant qui y était représenté. La soeur lui répondit qu’il  s’agissait de Jésus et lui raconta comment il fut crucifié. Avec toute la candeur typique de cet âge, Faustino tenta d’enlever les clous, en demandant à la soeur: « Mais tu n’as pas beaucoup pleuré quand il fut crucifié ? »

 

A L’ECOLE DES MARIANISTES

 

A  seize ans Faustino fut inscrit au Collège   » Notre Dame del Pilar », dirigé par les Marianistes. Il se passionna pour l’école dès le début.

Il avait de bonnes notes et était heureux de jouer et de participer aux promenades. Il aimait la nature, la natation et la vie au grand-air.

Durant l’année scolaire, Faustino habitait à Valence et passait la plus grande partie de ses vacances d’été chez ses grands parents à Alicante, sur la côte méditerranéenne, avec une douzaine de cousins. Il fit, là, sa première Communion le 4 juillet 1954, en même temps que sa sœur Encarna  et trois de ses cousins. Dans la propriété des grands parents, il y avait un verger et quelques baraques non utilisées; tout cela  constituait  pour ces enfants remuants un terrain de jeux idéal. Il jouaient au foot, faisaient la chasse aux trésors, campaient et récitaient des scénettes, comme savent le faire les enfants heureux. Au début ce fut le cousin le plus âgé qui eut le rôle de chef mais quand, à cause de l’âge, il cessa de faire partie du groupe des enfants, c’est Faustino qui lui succéda. Celui-ci savait créer et maintenir l’accord entre tous et de son sourire plein de joie, uni à son désir que tous soient heureux, naissait un climat particulier de paix. Durant ses années d’école, Faustino fut, aux yeux de tous, un enfant bon. Un de ses maîtres nota qu’il était enthousiaste,  joyeux et pieux. Mais il apparaissait que Dieu voulait lui demander quelque chose de plus.

 

L’USAGE DU ROSAIRE QUOTIDIEN

 

En octobre 1959, à l’âge de 13 ans, il fit sa première retraite à la « Casa de la Purísima » de Alacuás. Il par-la alors d’un petit problème avec son  père spirituel. Il lui expliqua qu’il avait fait une promesse à  la Ma-done quand il était en cinquième élémentaire: il aurait récité le rosaire , tous les jours, jusqu’à 1961. ( ou  depuis 1951?)  Quelques  fois, durant l’été, il avait été distrait et n’avait pu maintenir sa promesse. Ce-pendant il se rappelait exactement les jours où il l’avait oublié et cherchait à les rattraper.   Il indiqua, au prêtre, le nombre exact des rosaires non récités.

Le père s’émerveilla  de tant de fidélité de la part d’un garçon aussi jeune. Très sagement celui-ci lui dit de considérer ce manque comme effacé, il n’était pas nécessaire  faire de promesse ou  de rattraper: suffisait déjà de prier le rosaire le plus souvent possible. Faustino continua donc  à réciter le chapelet pendant tout le reste de sa vie. Un compagnon de classe se rappelle avoir vu un jour Faustino passer devant lui en  allant à l’école. Il courut pour le rejoindre et se rendit alors compte qu’il récitait le rosaire. Il dit avoir vu  Faustino, avec naturel et sans dire une  parole, mettre le chapelet dans sa main et le ranger, sans cesser de sourire. Il n’en fut pas gêné du tout.

 

LE JOURNAL, SON AMI ET SON CONFIDANT

 

Pendant l’été 1960, Faustino commença  à écrire un journal. La première année il écrivit tous les jours; puis, il continua à la faire mais de façon plus sporadique. Il écrivit la première fois le 14 septembre 1960, décrivant les premiers symptômes de la maladie de Hodgkin qui devait l’emporter.

14-09-60.  » Je me suis levé avec la douleur habituelle. Puis je me suis senti mieux. J’ai fini de lire Mario Gaitán: un beau  livre. J’ai aidé Fausto à arroser les plantes vertes et j’ai dit le rosaire à 9 heures moins le quart. »

La première année le journal ressemble à une sorte d’horaire des activités de la journée. La seconde partie contient des réflexions plus personnelles, généralement de nature spirituelle. Il ne fut ni un écrivain ni un sentimental. Il se sentait un écrivain de piètre  talent et plaisantait sur sa façon d’écrire. Dans une lettre à son cousin Augusto, il écrivait:  » Je te raconte beaucoup de choses, mais en style télégraphique.

Je voudrais le faire d’une autre façon, mais je n’y réussis pas. Je suis seulement un garçon ennuyeux. » Mais malgré sa difficulté, il décrivit  clairement la présence de Dieu qu’il percevait dans chacun des aspects de sa vie.

Grand supporter de l’équipe de foot de Valence, Faustino exprime son enthousiasme pour le sport et note les résultats de plusieurs parties.

Il écrit aussi sur les missions : un autre thème qui lui est chère. Le 19 octobre 1960, il écrit qu’il a récité le chapelet, a noté le résultat de la partie de foot et parle d’une pêche faite à l’école au profit des missions.  » J’ai gagné un paquet de Chesterfield de 115 pesetas et je l’ai remis en jeu car j’ai promis à la Madone de ne pas fumer une cigarette jusqu’à l’été prochain. Maintenant nous avons déjà récolté 1 558 pesetas pour les missions. »

 

 

LA MALADIE FATALE

 

Faustino tomba malade en novembre 1960. En janvier de l’année suivante il écrivait: » Je suis encore malade et je ne sais pas quand je  pourrai retourner à l’école… Même  si ça me coûte beaucoup, je récite mon chapelet  chaque jour, sauf certain jour où je ne l’ai pas fait. »

La maladie  l’oblige à rester au lit pendant presque toute l’année. Les douleurs sont intenses et il doit se soumettre à des séances de radiothérapie et à de fortes chimiothérapies. Toutefois il continue à étudier à la maison pour ne pas perdre son année.

En octobre 1960 Faustino devient  postulant de la Société de Marie. Il écrit: » Le programme est difficile mais je pense que j’y arriverai. »

Durant la retraite  il fait part de  sa décision: » Je veux tenter l’ascèse du ‘oui ‘: oui à tout ce qui est bon ».

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